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Ritz Camera

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Pourquoi votre appareil
n'est pas important

© 2006 Ken Rockwell - traduit de l'anglais par Franck Mée

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Également disponible en Anglais, italien, allemand, espagnol, chinois, hollandais, hébreu, vietnamien, russe, Ukrainian et hongrois.

Also in English, Spanish, Ukrainian, French, Italian, German, Spanish, Chinese, Dutch, Hebrew, Vietnamese, Russian, Portuguese and Hungarian.

Comment se fait-il que, après plus de soixante ans d'améliorations des appareils photos, de la résolution des objectifs et du grain, de la dynamique et de la résolution des films, personne n'a réussi à égaler ce qu'a fait Ansel Adams dans les années 1940 ?

Ansel n'avait même pas Photoshop ! Comment faisait-il ? La plupart des essais ont été des échecs, quelques-uns furent aussi réussis mais différents (comme ceux de Jack Dykinga), mais personne ne l'a jamais reproduit.

Pourquoi des photographes chargés de matériel extraordinaire, qui utilisent internet pour trouver les coordonnées GPS exactes des photos de Jack ou d'Ansel et qui marchent jusque là-bas l'image à la main pour s'assurer d'une copie parfaite (réprouvée par les lois américaines, et aussi par la simple honnêteté), pourquoi donc obtiennent-ils quelque chose de similaire, mais dépourvu de l'impact et de l'émotion de la pensée originale qu'ils ont copiée ?

Je ne plaisante pas. Quelques personnes ont utilisé des astronomes universitaires pour calculer le moment exact, sur deux décennies, où les conditions seraient les mêmes, puis ils ont envoyé trois cents personnes qui ne savaient rien pile au bon endroit. Personne n'a eu les nuages, la neige ou les ombres correctement. Ansel s'est retourné dans sa tombe et, bien sûr, ils n'ont rien eu de comparable à leur désir.

Les photographies remarquables viennent de l'inspiration, pas du plagiat.

Alors que tout le monde sait que Photoshop peut être utilisé pour prendre n'importe quelle image ratée et en faire un chef-d'œuvre, comment se fait-il qu'après des heures de trituration ces photos paraissent pires qu'au départ ?

Essentiellement parce que c'est l'œil, la patience et la compétence de l'artiste qui font une image, pas ses outils.

Lisez aussi mon test d'un appareil à 150 $ et pourquoi il donne des photos de même qualité qu'un appareil à 8 000 $.

Un appareil capture votre imagination. Sans imagination, pas de photo -- juste de la merde. Le mot «image» dérive du mot «imagination» ; il ne dérive pas de «résolution optique» ou de «niveau de bruit». Le travail de David LaChapelle est entièrement une question d'imagination, pas d'appareil. Mettre au point ces images délirantes est le plus difficile. Lorsque c'est fait, n'importe quel appareil peut les prendre. Donnez-moi l'appareil de David LaChapelle et je n'aurai rien de comparable, même si vous me donnez les mêmes acteurs comme sujets.

La seule raison pour laquelle il y a un gros objectif sur ma page d'accueil est de m'éviter de dire «photographe» ou «photographie». L'objectif le dit beaucoup plus vite les mots. C'est tout le sujet de la communication visuelle : penser dur et longtemps pour vous faire comprendre clairement et rapidement. Ça fait des années que je n'ai pas utilisé cet énorme objectif.

À peu près n'importe quel appareil, qu'il soit bon ou mauvais, peut servir à prendre des photos admirables pour des couvertures de magazine, pour gagner des concours de photo ou pour accrocher dans des galeries d'art. La qualité d'un objectif ou d'un appareil n'a quasiment rien à voir avec la qualité des images qu'on peut produire avec.

Les tirages édition limitée 33 x 48 cm de la série du Museum d'Histoire Naturelle de New York de Joe Holmes se vendent 650 $ pièce à la galerie Jen Bekman de Manhattan. Ces photos ont été prises avec un D70.

Il y a plein d'expositions qui vendent très cher des photos de Holga, mais qui ne le disent pas. On trouve les Holga pour 14,95 $, neufs, ici. Vous pouvez même voir ici une photo primée au concours Eyes of History 2006 de l'Association de reporters de presse White House, exposée dans la galerie de l'hémicycle du Musée des arts Corcoran, faite avec un Holga.

Walker Evans a dit un jour : «Les gens me demandent toujours quel appareil j'utilise. Mais ce n'est pas l'appareil, c'est...», et il s'est tapoté la tempe avec l'index.

Joseph, le père de Jésus Christ, a construit un chef-d'œuvre d'escalier en boir au Nouveau-Mexique en 1873, et est-ce que quelqu'un se demande quels outils il a utilisés ? Cherchez autant que vous voudrez, vous trouverez plein de discussions érudites mais rien sur les outils.

Votre équipement n'influe PAS sur la qualité de votre image. Moins vous passerez de temps et d'énergie à vous inquiéter pour votre équipement, plus vous aurez de temps et d'énergie pour créer de belles images. Le bon équipement permet juste d'obtenir le résultat attendu plus facilement, plus vite ou plus confortablement.

«N'importe quel objectif moderne est corrigé pour obtenir une définition maximale dès les plus larges ouvertures. Utiliser une ouverture réduite ne fait qu'augmenter la profondeur de champ...» Ansel Adams, 3 juin 1937, en réponse à Edward Weston qui lui demandait conseil pour un objectif (page 224 de son autobiographie). Ansel a fait des photos incroyablement nettes il y a soixante-dix ans sans perdre de temps à se demander si ses objectifs étaient précis. Avec soixante-dix ans d'améliorations, on serait bien plus avisés de se concentrer sur la prise de photos étourdissantes, plutôt que de photographier des mires de réglage. Bien sûr, les objectifs grand format, des années 30 comme d'aujourd'hui, sont peu lumineux, environ f/5,6 en général. Les objectifs petits formats et numériques donnent de meilleurs résultats en fermant de deux diaphragmes.

Acheter un nouveau matériel n'améliorera PAS votre photographie. Pendant des décennies, j'ai pensé que «si seulement j'avais ce nouvel objectif», tous mes rêves de photo seraient remplis. Et bien non. Je veux encore cet «objectif de plus», et cela fait plus de trente ans que je photographie. Il y a toujours un autre objectif. Passez à autre chose. Lisez La gare (en anglais) pour une meilleure explication.

Le seul travail de l'appareil est de ne pas se mettre en travers de la prise de vue.

Ernst Haas s'est exprimé sur le sujet dans un atelier en 1985:

Deux jeunes de Nova Scotia avaient beaucoup travaillé pour venir et étaient des fanatiques de Leica. Ils travaillaient dans un magasin d'appareils photos, économisaient pour se les payer et tenaient Ernst en haute estime parce qu'il utilisait des Leica (même s'il utilisait des Nikon sur les photos pour Marlboro, au moment crucial).

Au quatrième jour de l'atelier, il a fini par se lasser de l'adoration que ces gosses vouaient à Leica et, en pleine discussion, lorsqu'un d'eux a posé une question de plus pour réaffirmer la supériorité de Wetzlar (ville d'origine de Leica, NdT), Ernst dit : «Leica, merdca. L'appareil ne fait pas la différence. Ils peuvent tous enregistrer ce que vous voyez. Mais vous devez VOIR

Plus personne ne parla de Leica, Nikon, Canon ou toute autre marque d'appareils jusqu'à la fin de l'atelier.

Ernst disait aussi : «Le meilleur grand-angle ? Deux pas en arrière.»

(Cette anecdote sur Haas me vient de Murad Saÿen, célèbre photographe d'Oxford (Maine) dont tout le monde parle. Beaucoup disent que Haas est sorti du bois comme le croisement de Eliot Porter et Henri Cartier-Bresson. J'ai trouvé au moins trois sites web prétendant être le site officiel de Haas ici et ici.)

Vous trouverez ici quelques-unes des meilleures photos du monde, prises par un collègue qui dit la même chose ici. J'ai fait les photos noir et blanc ici avec une chambre de cinquante ans, à 3 $, plus basique que les jetables d'aujourd'hui.

Andreas Feininger (français, 1905-1999) a dit : «Les photographes -- des idiots, il y en a tellement -- disent : "Si seulement j'avais un Nikon ou un Leica, je pourrais faire des photos géniales". C'est la chose la plus idiote que j'ai jamais entendue. Ce n'est qu'une question de regard, de pensée et d'intérêt. C'est ce qui fait un bon photographe. Et puis, rejeter tout ce qui serait mauvais pour la photo. La mauvaise lumière, le mauvais arrière-plan, le mauvais moment etc... Ne déclenchez pas, quelle que soit la beauté du sujet.»

Les gens savent que les voitures ne se conduisent pas toutes seules, que les machines à écrire ne créent pas des romans toutes seules et que les pinceaux de Rembrandt ne faisaient pas des tableaux tous seuls. Alors, pourquoi des gens par ailleurs intelligents pensent-ils que les appareils photos se débrouillent et font des images tous seuls ? La voiture la plus évoluée, la plus chère et la plus originale n'est même pas capable de rester d'elle-même sur la même voie d'autoroute, sans parler de vous ramener à la maison ; peu importe l'intelligence de votre appareil, vous devez toujours prendre la responsabilité de l'amener au bon endroit au bon moment et de le pointer dans la bonne direction pour obtenir la photo que vous voulez. Tous les appareils vous demandent de faire des réglages manuels de temps à autres. Ne reprochez jamais à un appareil de ne pas tout savoir ou d'avoir pris une image floue ou mal exposée.

Même un bon conducteur, dans une voiture minable comme une Geo Metro (petite voiture peu puissante du groupe GM, équivalente à la Suzuki Swift en Europe, NdT), peut se sortir d'une course-poursuite avec la police en plein jour. C'est une question de chauffeur, pas de voiture. Voir ici.

Voici comment j'ai découvert cela :

Lorsqu'il s'agit d'art, que ce soit la musique, la photo, le surf ou n'importe quoi, il y a une montagne à franchir. Ce qui se passe, c'est que pendant les vingt premières années où vous étudiez un art, vous savez juste qu'avec un meilleur instrument, appareil ou planche de surf, vous seriez aussi bon que les pros. Vous perdez beaucoup de temps à vous inquiéter de votre équipement et à essayer de vous offrir mieux. Après ces vingt ans, vous devenez effectivement aussi bon que les autres artistes renommés, et un jour où quelqu'un vient vous demander conseil, vous avez l'illumination et vous réalisez que ça n'a jamais été un problème d'équipement.

Vous vous rendez compte que le matériel parfait que vous avez passé tant de temps à accumuler vous permet juste d'obtenir plus facilement le son, le regard ou le mouvement, mais que vous pouviez les avoir, avec un peu plus d'efforts, avec les poubelles de vos débuts. Vous comprenez que la chose la plus importante pour le matériel est de ne pas se mettre en travers de votre chemin. Vous comprenez aussi que, si vous aviez passé le temps pris à vous tourmenter et à acheter de l'équipement à bosser, à faire des photos ou à prendre plus de vagues, vous seriez arrivé où vous le vouliez bien plus tôt.

J'ai rencontré Phil Collins lors d'une projection en décembre 2003. On se disait que les gens reconnaissent toujours son son quand ils l'entendent. Des types ont décidé de jouer sur sa batterie quand il s'était éloigné pendant un concert, et vous savez quoi ? Ça ne «sonnait» pas comme lui. À l'inverse, sur un équipement de location, Phil sonnait toujours comme Phil. Vous pensez toujours que c'était sa batterie qui lui donnait ce son ?

Un fan du Michigan enseigne la course automobile sur un grand circuit. La fille d'un de ses élèves voulait venir apprendre. Elle a pris l'avion et s'est pointée au circuit dans une Chevrolet Cavalier de location. Elle a battu les autres élèves, des types entre deux âges à la calvitie naissante équipés de Corvette et de 911. Pourquoi ? C'est simple : elle a écouté attentivement ce que disait le moniteur, elle était douce et posée et prenait la bonne trajectoire, au lieu de faire la fière en bourrinant avec un paquet de chevaux pour essayer de compenser le manque de patience et d'habileté. Les idiots étaient vraiment scotchés, particulièrement d'être battus par une fille, et une fille de seize ans par-dessus tout.

Bien sûr, si vous êtes un pilote professionnel, vous êtes suffisamment bon pour tirer le meilleur d'une voiture et vous serez limité par ses performances, mais si vous êtes comme la plupart des gens, la voiture, l'appareil, les chaussures de sport ou je ne sais quoi auront peu, voire rien, à voir avec vos performance, car vous serez le facteur limitant et non l'outil.

Prenez n'importe quel virtuose qui maîtrise parfaitement ses outils à part de ses sponsors et il vous dira cela.

Alors, pourquoi les travaux des artistes que vous admirez sont souvent issus d'outils bizarres et chers, si la qualité du travail est la même ? C'est simple :

1. Les bons outils se sortent du chemin et vous permettent plus facilement d'obtenir le résultat recherché. Des outils moins adaptés demandent plus de travail.

2. Ils donnent de la fiabilité aux gens qui les utilisent sans les ménager toute la journée, tous les jour.

3. Les utilisateurs pointus peuvent trouver certaines fonctions supplémentaires pratiques. Ces fonctions facilitent la vie du photographe, mais elle ne font pas de meilleures photos.

4. Hé, je vois pas où est le problème avec les bons outils, et si vous avez les moyens, pourquoi pas ? Évitez juste de penser que ce sont ces outils pointus qui font le travail.

Alors, pourquoi est-ce que je montre des clichés de moi-même avec un énorme objectif sur mes pages ? Simplement pour ne pas avoir à dire : «Ken Rockwell, photographie», ce qui sonnerait mal et prendrait plus de place. Le gros appareil fait passer le message plus facilement et plus rapidement et je peux me contenter de dire : «Ken Rockwell».

Voici des photos d'un gars aux Philippines -- avec un téléphone portable !

Un dernier exemple : j'ai acheté un appareil d'occasion qui ne faisait pas la mise au point correctement. Je suis revenu chez le vendeur deux ou trois fois pour réparation, sans résultat. En tant qu'artiste, je savais compenser ce problème, ce qui était pénible puisque je devais à chaque fois rajouter manuellement une correction à la mise au point. Pourtant, j'ai fait une de mes photos préférées en le testant. Cette photo-ci m'a fait gagner toutes sortes de prix et fut même accrochée dans une galerie de Los Angeles à la place d'un original d'Ansel Adams. Quand on a décroché ma photo, celle d'Ansel a repris sa place. Rappelez-vous qu'elle a été prise avec un appareil dont le vendeur avait reconnu qu'il était irréparable.

Le truc important à propos de cette image, c'est que je suis resté dans le coin quand tous mes amis étaient partis manger, car je me doutais qu'on aurait un ciel extraordinaire (magenta, juste comme sur la photo). J'ai fait une pause de quatre minutes avec un objectif standard. J'aurais pu faire la même avec la chambre à 3 $ qui a pris les images en noir et blanc ici et ça aurait donné la même chose.

Parallèlement, je reçois de temps à autres des courriels et des coups de fil haineux de types (jamais de femmes) qui n'approuvent pas mon choix personnel d'outils. Ils le prennent personnellement simplement parce que je préfère quelque chose qu'ils n'aiment pas. Comme si c'était important ! Ces bonshommes pensent bien, ils n'ont certainement jamais franchi cette montagne et pensent toujours que chaque outil a un niveau absolu de qualité, quelle que soit l'utilité. Ils considèrent les outils comme des extensions de leur corps et, bien sûr, le prennent personnellement si je me moque d'un outil en disant qu'il n'est pas bon pour ce que je fais. Par exemple, les collectionneurs de Leica ici ont un gros problème avec cette page. Chaque équipement a une valeur différente selon ce que vous voulez en faire. Ce qui est super pour vous ne le sera peut-être pas pour moi, et vice versa.

A peu près n'importe quel appareil, bon ou mauvais, peut être utilisé pour prendre des photos stupéfiantes pour les couvertures de magazines, les concours de photo ou les galeries d'art. La qualité de l'objectif ou de l'appareil n'a quasiment rien à voir avec la qualité des images qu'il peut prendre.

Vous avez certainement déjà tout l'équipement qu'il vous faut, si vous voulez bien apprendre à en tirer le meilleur. Un meilleur matériel ne vous fera pas faire de meilleures photos, puisqu'il ne fait pas de vous un meilleur photographe.

Et ce sont les photographes qui prennent les photos, pas les boîtiers.

C'est triste de voir comme peu de gens s'en rendent compte, et passent leur temps à reprocher à leur équipement leurs mauvais résultats au lieu de passer ce temps à apprendre à voir et à manipuler et à interpréter la lumière.

Acheter un nouvel appareil vous garantit d'obtenir les résultats que vous avez toujours eus. L'éducation mène à de meilleures photos, pas un appareil de plus.

N'imputez pas les faiblesses de vos photos à votre équipement. En cas de doute, allez dans un musée de la photo ou ouvrez un livre d'histoire de la photo et regardez les résultats splendides que des gens obtenaient il y a cinquante ou cent ans. Le point fort du matériel moderne est le confort, PAS la qualité d'image. Regardez les images en noir et blanc de ma galerie de la Vallée de la Mort. Elles vous paraissent nettes ? Elles ont été faites avec une chambre de cinquante ans, sans mise au point ni réglage d'exposition, que j'ai payée trois dollars. Cet appareil est plus basique que les jetables actuels.

J'ai fait des photos techniquement et artistiquement formidales avec un appareil à dix dollars acheté à Goodwill, et j'ai fait beaucoup de déchets avec un objectif à 10 000 $ sur mon Nikon motorisé.

Le grand Edward Steichen a photographié Isadora Duncan à l'Acropole, à Athènes, en 1921. Il a utilisé un Kodak emprunté au maître d'hôtel. Les images sont, bien sûr, superbes. Steichen n'avait pas pris son propre boîtier parce que, au départ, il pensait ne travailler qu'avec des caméras de cinéma. Cette photo fut affichée au musée d'art américain The Whitney en 2000 - 2001.

Vous devez apprendre à voir et à composer. Plus vous passerez du temps à penser à votre équipement, moins vous en aurez pour créer de belles images. Occupez-vous de vos images.

Tout le monde sait que la marque de la machine à écrire (ou la capacité à régler cette machine) ne joue pas sur la capacité à monter un roman prenant, même si une meilleure machine à écrire peut rendre la tâche d'écrire plus plaisante. Alors pourquoi autant de gens par ailleurs raisonnables pensent-ils que le modèle de l'appareil photo ou la connaissance intime des temps d'exposition, de l'architecture d'un objectif ou de la technologie de l'appareil a quelque chose à voir avec la possibilité de créer une photo intéressante, sinon jouer sur le confort du photographe ?

Comme on doit savoir taper à la machine pour créer un synopsis, il faut savoir se servir d'un appareil pour prendre des photos, mais ce n'est qu'une petite partie du travail. Savez-vous quelle marque d'ordinateur ou de logiciel j'ai utilisée pour écrire ce que vous lisez ? Non, bien sûr, à moins de lire ma page à propos. C'est important pour moi, mais pas pour vous, le lecteur. De même, ceux qui regardent vos images ne peuvent pas dire quel appareil vous avez utilisé ; c'est tout simplement sans importance.

Savoir faire quelque chose est complètement différent d'être capable de le faire, sans parler de le faire bien.

Nous savons tous jouer du piano : il suffit de presser les touches et d'appuyer sur les pédales de temps à autre. Être capable d'en jouer, sans parler de provoquer une émotion chez ceux qui vous entendent jouer, c'est autre chose.

Ne supposez pas que le matériel le plus cher est le meilleur. Avoir trop d'équipement, c'est le meilleur moyen d'avoir les pires photos.

Les caméras et les objectifs les plus chers ne donnent pas un avantage significatif par rapport au surcoût.


Note du traducteur : il est important de savoir que j'ai traduit ce texte sur un PC AMD Sempron 2400+, 512 Mo de RAM, carte vidéo Nvidia FX5200, moniteur Acer 17 pouces, souris optique Logitech, clavier français 108 touches Labtec, système d'exploitation : Mandriva 2007 et éditeur HTML NVU.

^_^ Toute réclamation sur la qualité de cette traduction est donc à envoyer aux entreprises ci-dessus. :-D

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